RTL parle de Berthe !

Perrin mise sur le Made in France et la créativité pour se développer et prospérer alors que de plus en plus de Français gardent leur chaussettes trouées et privilégient les marques étrangères.

On enfile des chaussettes Made in France : les chaussettes Perrin. Fabriquées à Montceau-les-Mines en Bourgogne. L’usine, on ne peut pas la rater puisqu’elle est en centre-ville. Perrin est une entreprise familiale qui passe aujourd’hui dans les mains d’un jeune duo d’entrepreneurs.

“Mon épouse est la quatrième génération des Perrin“, explique le président Franck Couturier. Mais son enfant  est parti faire de la plongée dans les mers tropicales, alors il y avait ce jeune fils d’amis très proches. Damien Schneider, 32 ans aujourd’hui, ancien ingénieur automobile. Il cherchait un projet sans trop savoir. “On en a discuté autour d’une crêpe avec Martine et Franck.”

“Damien, c’est un peu notre fils spirituel“, enfonce Franck Couturier. Et voilà, la passation de pouvoirs aura lieu au mois de juillet. Mais les chaussettes et les collants Perrin, ça existe bien depuis 1924, quand Francis Perrin rachète la petite bonneterie de Montceau-les-Mines.

La chaussette française devient rare

Dans les années 60, il y avait 500 entreprises en France : c’est terminé maintenant. Sur les 450 millions de paires de chaussettes que nous achetons chaque année, 95% viennent de l’étranger. Et puis les Français dépensent peu : 7 paires par an seulement contre 15 à 17 paires pour les Japonais par exemple.

“En France, beaucoup de chaussettes sont trouées“, soupire Franck Couturier. La chaussette Perrin peut coûter 20 euros la paire, mais elle dure parce que comme le souligne le patron, “la qualité reste, le prix s’oublie”. La laine vient d’Australie et de Nouvelle-Zélande, la soie de Chine, et le mohair d’un regroupement de 120 chevriers du Sud-Ouest.

Une stratégie gagnante

“Le Made in France nous a porté”, explique Franck Couturier. Aujourd’hui Perrin est en croissance et cette entreprise de 90 personnes, plus une vingtaine dans les boutiques, embauche pour faire tourner ses 85 machines et sortir un million de paires par an.

Le remaillage se fait encore à la main, un tuteur forme pendant deux ans les nouveaux arrivants. Des remailleuses, ou remailleurs, des prototypistes, des bonnetiers. Cinq personnes sont actuellement en formation, cinq autres postes vont être créés.

Quatre marques de chaussettes sont développées : Perrin 1924, pour les produits de confort, Berthe aux Grands Pieds, pour le côté créatif, Dagobert à l’envers, des chaussettes réversibles et La Chaussette Française avec ses pointures sur-mesure.

Dix boutiques en nom propre : La Manufacture, un réseau de 1.200 détaillants indépendants, un site internet et 7% du chiffre d’affaires à l’export. “On veut faire mieux avec toujours ce produit de luxe accessible à tous”, rêve Franck Couturier et son successeur Damien Schneider. Et cette entreprise du patrimoine a la chance de pouvoir se visiter à Montceau-les-Mines.

Le reportage RTL : http://www.rtl.fr/actu/conso/avec-les-chaussettes-perrin-la-qualite-reste-le-prix-s-oublie-7793850604

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